Liban, la guerre et la mémoire. Ou comment en sortir? (Souha TARRAF)

 

Essayez de faire une recherche internet à partir de ces trois mots: Liban, guerre, mémoire… Google devient intarissable! Vous pourriez y passer  votre journée, vous découvrirez des Libanais et Libanaises tous et toutes plus désabusé(e)s, révolté(e)s, et/ou tristes les uns que les autres – et d’autres encore qui proposent des solutions, pour le « comment en sortir ». Nous avons tous des solutions, « nos » solutions se rejoignent – mais « nous », citoyens et groupes associatifs, n’avons pas d’autre pouvoir que celui de proposer. Les véritables pouvoirs d’agir (le législatif, l’exécutif et le judiciaire) sont aux mains de ceux que nous élisons et ré-élisons consciencieusement, à peu près les mêmes, depuis des décennies.

Parenthèse sur la classe politique libanaise: ces personnes ne sont d’accord à peu près sur rien, ni sur l’histoire ni sur la géographie du pays et ses frontières, mais elles parviennent à s’entendre pour conserver entre elles les rênes du pouvoir, d’un aménagement de la loi électorale à l’autre[1]. Et l’arrangement qui reste « magistral » est celui qui consiste à continuer de lier l’électeur au lieu d’origine de sa famille, là où ce dernier continue d’avoir son fichier familial d’état-civil (cela se fait de génération en génération), quel que soit son lieu de résidence[2]. De cette manière, le lien « originel » souvent clientélique entre les familles (les électeurs) et les instances politiques (zouamas, députés en puissance, anciens députés, maires anciens et nouveaux, idem pour les mukhtars et conseillers municipaux) est conservé. Et par une opération  électorale d’un illogisme « magnifique », nous élisons des personnes (maires, conseillers municipaux et députés) dont très souvent nous n’avons pas besoin dans notre vie quotidienne directe![3]

J’ai trouvé par hasard dans une librairie de Tripoli un ouvrage de poésie plein d’amertume, de révolte et de tristesse (Philippe KANDALAFT, Syllabes décousues. Saisons d’oranger sur Tripoli, éditions Dar An Nahar, 2005), j’ai commencé à le lire et  l’ai ajouté à la pile de livres qui attendent d’être présentés dans ce blog… Et je me rends compte qu’à peu près tous les livres que je veux lire ou relire pour les commenter ici sur le Liban concernent la mémoire et la guerre!

Qui a lu Rawi HAGE, De Niro’s Game (édition Denoel, 2008 pour la version française) ne peut plus regarder ce pays et ses gens de la même manière. Et Yasser Arafat m’a regardé et m’a souri, journal d’un combattant de Youssef BAZZI (édition Gallimard, 2007 pour la version en français)  et Lettre Posthume  de Dominique EDDE (édition Gallimard, 1989)! Je cite d’instinct quelques livres qui m’ont marquée et qui restent près de moi: je ne veux pas, je ne peux pas les oublier, ni le Voyage au bout de la violence de Samir FRANGIE (éditions Actes Sud, collection l’Orient des Livres, 2011), ni les Itinéraires dans une guerre incivile  d’Ahmad BEYDOUN (éditions Khartala, 1993). Et par-delà les mots, les photos de Raymond DEPARDON en couleur et en noir et blanc sur Beyrouth (Beyrouth centre-ville, éditions Point 2010), les bâtiments éventrés, les façades aux murs lépreux, les herbes folles qui ont envahi les rues de la « ligne de front », les miliciens au torse nu l’arme à bout de bras, les blessés, les civils fuyant… jusqu’à ces hommes qui fument paisiblement le narguilé, attablés sur un bout de trottoir de la ville fantôme. Ces images ne sont plus si lointaines, nous vivons ces situations-là par intermittence depuis 2005.

Si les années ont passé sur une guerre que je n’ai pas vécue directement, je n’ai jamais pu faire comme si je ne l’avais pas vécue : elle est en nous, elle a façonné les comportements quotidiens les plus ordinaires, les plus incivils comme brûler un feu rouge, conduire comme si l’on avait une arme à la place du volant, refuser de se mettre en file d’attente (le b a-ba du civisme) « comme tout le monde », essayer « naturellement » d’éviter de payer telle taxe, tel impôt, telle facture, jeter des détritus dans la rue parce que ce n’est pas « chez moi »…

Où commence le « chez moi »? Ou plutôt, où commence le « chez nous »? Qui fixe les limites entre les espaces privés et l’espace public? Que signifie dans ce pays  l’espace « public »: est-il à nous tous (c’est-à-dire à l’Etat, aussi) ou bien à personne, est-il dominé par les groupes miliciens, para-religieux, para-je ne sais quoi qui investissent souvent la rue au nom d’une cause, d’un slogan, contre un groupe, contre un autre slogan? Ceux qui brûlent des pneus, barrent le passage des voitures et pire encore, tirent sur le quartier d’en face? Y a -t-il un seul type d’espace public, ou plusieurs, par strates?

Comment donc en sortir? Il ne suffira pas de dire: le temps effacera les blessures, parce qu’il n’arrange rien le temps qui passe, bien au contraire!  Le travail sur la mémoire n’est pas fait. Mémoires plurielles et complexes, celles des combattants, des civils, des familles de disparus, des familles d’handicapés… Quand accepterons-nous de faire un état des lieux de ce qui s’est passé, afin de pouvoir bâtir une véritable nation[4]? Je parle de la guerre de 1975, il y a bien d’autres dates malheureusement, 1958, 1860 et jusqu’aux années les plus récentes. L’Afrique du Sud a eu le courage de créer une Commission Vérité et Réconciliation: qu’attendons-nous, nous autres citoyens et représentants élus? Que voudrions-nous léguer à nos enfants et nos petits-enfants: une histoire honteuse de massacres inter et intra confessionnels, une histoire honteuse d’intérêts personnels? Où se trouve le Liban dans ce triste tableau? Justement un tableau, vide… vidé de toute consistance?

Un jour viendra…

Un jour viendra-t-il où vous et moi, n’aurons plus à répondre à ce genre de question « inquisiteuse »: quel est ton nom de famille? ou encore: vous êtes de quelle région? Traduction littérale: vous êtes de quelle religion et confession? This is (also) Lebanon and Lebanese people, my friend… A qui viendrait donc l’idée de demander, en Italie, en France, au Canada, dans quelque pays d’Afrique ou d’Amérique Latine ce genre de chose: bonjour Monsieur, êtes-vous chrétien ou musulman ou juif ou bouddhiste ou…? Par conséquent vous êtes plutôt avec les partis du « 8 mars » ou du « 14 mars »; oui vous êtes avec ce « tayyar » (courant) ou ce parti et/ou ce zaîm, ce cheikh de telle mouvance ou de telle autre, et puis bien sûr vous êtes « lié » à tel pays ou à tel autre… Oui tel est le Liban d’aujourd’hui; à vous dégoûter d’en être (Libanais)! Mais que faire? Fuir comme le font tant de jeunes au sortir des écoles ou des universités? Après tout, c’est une tradition libanaise n’est-ce pas, l’émigration!

« Le Libanais est fait pour émigrer, il réussi partout grâce à son esprit d’entreprise ancestral, à l’entraide légendaire » etc etc… (notez bien les guillemets s’il vous plaît!). Oui, le Liban est un non-pays ouvert – ouvert à tous les courants: on y arrive, on en repart, on y revient… C’est un étrange pays qui vous file entre les doigts, même lorsque vous croyez y être « ancré » pour longtemps.

Dominique EDDE traduit ce que j’essaie avec rage – et d’autant plus maladroitement – d’exprimer:

« A vrai dire le Liban n’a jamais existé, à mes yeux, qu’à l’état d’obsédante ambition. Il est en quelque sorte la formidable évocation de ce qu’il aurait pu être et c’est en cela qu’il est indestructible. Un pays en puissance acculé à provoquer le sort pour survivre à ses leurres, mais aussi le symptôme de quelque chose qui nous dépasse et de très loin… Plus comparable à un individu qu’à un Etat, il incarne, en vérité, la subjectivité absolue d’un côté et la faillite universelle de l’autre. Mobile à l’excès, doué d’une étonnante capacité d’absorption et d’adaptation, flexible jusque dans ses frontières, il est en un sens le plus « influençable » et donc le plus « humain » des pays qui me viennent à l’esprit. L’expression de ses névroses l’emporte si manifestement sur celle de son identité qu’on pourrait « presque » le concevoir étendu sur le divan d’un psychanalyste! » (Lettre posthume, pp. 115-116).

Plus rien à dire!


[1] Voir l’introduction de l’Atlas du Liban, sous la direction d’Eric VERDEIL, Ghaleb FAOUR et Sébastien VELUT, édition IFPO-CNRS Liban 2007, dont la version arabe vient d’être publiée.
[2] Idem, pp. 73 et suivantes.
[3] idem. Voir également l’ouvrage Municipalités et pouvoirs locaux au Liban, sous la direction d’Agnès FAVIER, édition IFPO, 2001.

[4] Voir le travail fait en ce sens par la « société civile » sur http://www.memoryatwork.org. Et les réflexions intéressantes de Pamela Chrabieh sur son blog www.redlipshighheels.com sur le « comment en sortir ». Et encore le blog constructif www.reverleliban.blogspot.com de Wadih Al Asmar. La liste est loin d’être exhaustive bien sûr.

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La guerre ne s’est pas arrêtée, elle est en nous (Souha TARRAF)

Une précision s’impose, dans ce blog qui démarre avec des textes assez négatifs et sombres j’en conviens : le pronom personnel singulier « je » que j’utilise est à comprendre très souvent au pluriel : je = nous, citoyens libanais.

Oui la guerre libanaise ne s’est pas arrêtée: elle est en nous, elle est dans la tête des gens. Des psychiatres devraient se pencher sur nos cas, ils comprendraient qu’elle « opère » comme (dans) un rite de passage, d’une génération à l’autre.

C’est de cette façon que j’essaie de comprendre cette impression étrange qui ne me quitte pas: je me sens « incarner » le Liban, ressentir en moi les dérives, contradictions et profonds désarrois de ce pays – et je tente ici de les traduire en mots.

Une évidence s’impose à moi, en ces jours de « rounds » de violence entre les quartiers de Bab Tebbaneh et Jabal Mohsen, en ces jours d’otages et de « contre-otages », de rumeurs de prorogation du mandat des députés, de report des élections etc etc. Longtemps, très longtemps, je me suis demandée comment les gens ont pu vivre la guerre, supporter un climat continu d’instabilité et d’incertitudes. Je ne me suis pas rendue compte que je vivais dedans, que nous étions toujours en plein dedans – dans l’incivilité au quotidien! Dans « la guerre ». Evidemment elle ne s’est jamais effacée dans les têtes, elle survit de génération en génération, comme accompagnée (relayée?) par les générations d’hommes politiques issus des « grandes » familles, là où le flambeau passe du père au fils, au frère, à la soeur, au gendre…

A l’école les programmes d’histoire s’arrêtent bien avant 1975, comme un déni du conflit intérieur. Les historiens, les politiciens ne s’accordent pas sur ce qui pourrait être, devrait être un passé commun : s’il n’existe donc ni une histoire commune, ni un passé commun possible, comment imaginer un avenir unifié, pour ces générations qui grandissent avec pour repères essentiels leur confession, leur communauté, leur quartier, leur région, leurs zouamas (notables politico-confessionnels) et non pas leur Etat?!

Nous sommes, au mieux, comme en 1975.

Dans deux jours, c’est le 13 Avril : c’est la date reconnue comme marquant le début de la guerre au Liban. Or ce jour-là, tout le monde travaille dans le pays: ce n’est pas un jour férié, destiné à se souvenir et à dire « plus jamais ça ». Non pas du tout, les 13 avril au Liban on est occupés à travailler – à « vivre, comme d’habitude ».

Deux ouvrages sont importants à rappeler ici, en lien avec le thème de ce message, deux ouvrages dont je ferai une présentation : le livre de Nayla HACHEM (écrit avec la collaboration de Hyam YARED): Beyrouth, comme si l’oubli… (édition Zellige, 2012) Et l’ouvrage collectif, sous la direction de Franck MERMIER et Christophe VARIN, Mémoires de guerres au Liban (1975-1990) aux éditions Actes Sud/Sindbad (2010)

Vivre au Liban, le coeur léger… (Souha Tarraf)

J’envie le ton, parfois léger, d’autres blogs: évidemment ils sont rarement libanais!!! Chez les Libanais, l’humour est souvent grinçant, nostalgique, amer (Heuristiques ou Lettres du Liban ou encore Les carnets du Beyrouthin sont les premiers exemples qui me viennent à l’esprit).

Etre Libanais ou plutôt: vivre au Liban et marcher le coeur léger… autour de moi, dans les journaux, dans les radios il est difficile d’accoler ces mots malgré la réputation des étés libanais!!! – du moins depuis quelques années… depuis quand?

J’essaie de me souvenir: je suis venue vivre dans ce pays au milieu des années 1990, en pleine période de « reconstruction » de l’après-guerre. La reconstruction : on en parlait au quotidien, nous la vivions puisque nous faisions partie de la génération des « reconstructeurs ». Nous avions vraiment l’impression de participer à remettre le pays sur ses pieds, malgré les difficultés de chaque jour… Le centre de  Beyrouth en chantier, les grands travaux d’infrastructures avec la fameuse polémique : le béton avant l’homme ou bien l’homme avant le béton? Et puis l’électricité faiblement distribuée, le réseau téléphonique en cours de modernisation sans oublier toute l’infrastructure du pays, à refaire. Et surtout  Israël qui ne lâchait pas le morceau, une attaque militaire meurtrière en 1993 puis à nouveau 1996, opération « les raisins de la colère » avec en prime le blocus de Saida, des bombardements et des destructions (le massacre de Qana où ont péri des militaires de la Finul dans un camp censé les protéger, eux et les dizaines de femmes et enfants réfugiés)…

Après cette guerre il y a eu une période assez « légère », les festivals et spectacles redémarraient partout même au sud du pays, les projets de modernisation et de reconstruction tous azimuts redoublaient, le Liban revivait…

Au retrait définitif de l’armée israélienne du sud, en mai 2000, le pays était en liesse.

Grâce à la résistance, à sa résistance, le tout petit Liban s’est cru pendant un moment INVINCIBLE. Rendez-vous compte: « nous » avions vaincu la plus grande armée de la région, la plus meurtrière, la plus inhumaine, la plus, la plus… Nous avons vécu sur un petit nuage, la guerre est finie, nous sommes tous des résistants, nous allons faire de ce pays un miracle, les gens sortaient enfin de leurs « bases » géographiques et visitaient, découvraient leur (minuscule) pays, leurs concitoyens d’autres régions, villes, confessions.

Nous commencions à nous prendre pour une vraie nation!

Et puis je ne saurais dire ce qui s’est passé, comment (ou plutôt, pourquoi) à nouveau, nous avons replongé. D’abord progressivement et ensuite de la plus brutale des façons, un 14 février 2005, le jour dit des amoureux.

En guise de témoignage de cette sorte d’incapacité à être heureux, du moins léger au Liban – par la force d’événements dramatiques qui organisent notre quotidien depuis ce funeste 14 février 2005 – , je transcrits ici cette note écrite un certain 19 octobre 2012.

19 octobre 2012 : comme en février 2005

Je n’ai pas voulu croire l’information lorsque le nom de Wissam al Hassan commençait à être répété dans toutes les radios et télés, un peu avant 19 h ce soir-là. Comme un retour au 14 février 2005: c’était la première image qui m’a traversée l’esprit, le cratère de l’explosion, les voitures brûlant encore sur les écrans, les cris des civils, les sirènes des secouristes… et surtout, l’incrédulité.

Je n’ai pas voulu y croire, mesurant par réflexe l’importance de l’événement. Et puis après…comme en 2005, même si de manière beaucoup moins « chargée »:

– le pays (une partie du pays) qui se fige et par endroits exprime sa colère (routes barrées, pneus brûlés)

– des autorités officielles inaudibles, au sens propre comme au figuré

– des réactions toutes attendues, de la part des différents bords politiques. Avec pour couronnement, une tablée, pardon une assemblée du « 14 mars » au domicile de Hariri (Bayt al Wasat) rameutée, rappelée en renfort devant les caméras jusque dans ses visages les plus inconnus du commun des habitants pour « réclamer », « exiger », « refuser », etc. etc.

Rien que du déjà vu, déjà entendu.

La population  (le « peuple »)  est orpheline : non pas de chefs, de « responsables » mais d’un Etat unificateur, d’une véritable ligne de conduite collective. De ce qu’on appelle un projet national unificateur.

Nous nous retrouvons une fois de plus à une croisée de chemins.

Pays schizophrène, trop mal entouré, trop mal né… je suis fatiguée d’essayer de comprendre.

Nous sommes aujourd’hui le 10 avril 2013 : les journaux rapportent une nouvelle très grave (au milieu des chamailleries habituelles des hommes politiques pour le partage des portefeuilles du prochain gouvernement Salam). Jabaat Al Nosra a envoyé une lettre de menaces au Hezbollah, dans un quartier de Dahiyé, banlieue sud de Beyrouth.

Cette information est lourde si elle est confirmée: comment donc s’en aller marcher, d’un pas léger…?

14 mars 2005 : nous avions juré… (Souha TARRAF)

N’en déplaise aux actuels partis et mouvances politiques se réclamant du « 14 mars » (vs ceux du « 8 mars »), cette journée du 14 mars reste, des années et bien des événements après, vraiment liée à de grands espoirs de changement pour beaucoup de gens au Liban. L’idée de lancer ce blog à partir de cette date-symbole me plaît: cette date n’appartient pas aux hommes politiques, elle revient aux milliers de personnes qui ont manifesté ce jour du 14 mars 2005.
Elle revient aux gens de la rue, à ceux qui ont eu ce jour-là un espoir fou, absolument fou : constituer une nation, enfin!
Oui nous y avons cru, oui nous avons récité à voix haute le sermon de Gibran Tuéni (nous étions des milliers, nous étions vingt et cent…): « Musulmans et chrétiens, nous jurons de rester unis à jamais »…
Le rêve est brisé depuis très longtemps : dès le lendemain du 14 mars 2005, il s’était évaporé sous les discours des politiciens et leurs savants calculs électoraux. Dès ce 15 mars 2005, nous étions redevenus des gens divisés, dominés, dûment répertoriés selon les listes électorales par registres familiaux d’état-civil et par confessions.
Nous avions pourtant juré, la veille …
Nous avions redécouvert que nous n’étions rien de plus, au fond, que de la chair à canon électorale.
Voilà pourquoi le « printemps de Beyrouth » n’a pas survécu… au début du printemps: les préoccupations des politiciens ne sont pas du tout celles des gens de la rue, au Liban encore plus qu’ailleurs.
Blog « dormant », je le réveille en hommage à cette journée du 14 mars 2005 dans un pays plus que jamais ouvert à toutes les dérives. J’espère contribuer à faire entendre les gens pris dans leurs quotidiens, par-delà les vociférations, menaces, promesses et autres discours creux des politiciens et « responsables » libanais.
J’essayerai de montrer comment les Libanais peinent à devenir des citoyens « simples civils », embourbés qu’ils sont – à l’image de la Constitution du pays -, dans les méandres délirants du piège confessionnel.