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Il s’appelle AbdelKader, il dit qu’il a 10 ans avec ses doigts mais en paraît à peine 8, il est petit de taille et a une bouille encore toute enfantine sous ses deux sweat shirts à bonnet épais. C’est qu’il lui faut essayer de résister toute la journée au froid, à vendre des roses rouges au bord de la route.
Cette rose-ci (sur la photo) est issue d’un petit bouquet d’une douzaine qu’il essaie de vendre aux voitures, camions et bus qui passent. Il fait partie d’une famille de 4 enfants, son frère aîné vend aussi des roses rouges de l’autre côté de la route. Ils sont d’Alep, depuis 5 ans au Liban, dans un fragile provisoire à rallonge. Il doit vendre des roses rouges pour contribuer à nourrir sa famille comme le font bien d’autres enfants syriens réfugiés vendeurs de fleurs, kleenex, chewing gum et autres objets dérisoires à tant de coins de rue dans nos villes libanaises.
Il ne mendie pas et sourit quand vous lui dites machinalement de faire attention aux voitures. Son gagne-pain quotidien, ses roses rouges, il doit essayer de les « écouler » auprès des passants pressés dans leurs voitures.
Cela pourrait être romantique, esthétique, poétique… Ce n’est que triste de voir des gosses passer leurs journées (même par temps très froid) le long des routes à essayer de vendre des roses rouges.

En guise de contribution personnelle et si minuscule à l’appel de l’UNICEF pour « stopper les souffrances en Syrie » – et, notamment, celle des enfants d’une génération d’ores et déjà en perte de repères, éclatée, en danger.

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